dimanche 21 mai 2017

LAURENCE PEYRIN - LA DROLE DE VIE DE ZELDA ZONK


PRIX MAISON DE LA PRESSE 2015
RESUME :
Et si tout le monde pouvait changer de vie ? Foutu mardi, foutue pluie... 
Sur cette route d'Irlande qu'Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c'est l'accident. 
À l'hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie.
Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé.
Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d'emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue.
Hanna sait bien que c'est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant... 
Tout en menant l'enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie.
Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l'anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?

MON AVIS :
Une agréable histoire que celle d'Hanna. Au lendemain d'un accident de voiture, elle se lie d'amitié avec Zelda Zonk,dame âgée, rencontré à l'hôpital et par le biais de son histoire, va réfléchir sur le sens de sa vie, de ce qu'elle veut faire, et ce qu'elle veut vivre.
Zelda lui permet de repenser à sa vie, à l'amour, l'amitié, le travail, la monotonie ou non de ses habitudes.
On la voit se transformer, reprendre goût, revoir sa conception de la vie, c'est une mutation d'une Hannah renfermée à une Hannah ouverte à la vie et aux autres. 
Une lecture vivante, une héroïne attachante, une histoire romantique, une écriture douce et fluide.
Si vous aimez bien, les histoires de Nicolas Barreau (La vie en Rosalie), ce livre est fait pour vous.

MA NOTE : 4/5

dimanche 14 mai 2017

NICOLAS BARREAU - LA VIE EN ROSALIE


RESUME :Rosalie Laurent tient une jolie papeterie à Paris, rue du Dragon, où elle confectionne et vend des cartes poétiques.
Un jour, un vieil homme entre et renverse un présentoir.
Quelle n'est pas la surprise de Rosalie face à cet inconnu qui n'est autre que Max Marchais, dont les albums ont bercé sa jeunesse ! 
Séduit par son talent, il lui propose d'illustrer son célèbre conte, Le Tigre bleu. 
Ravie de cette heureuse collaboration, elle expose l'ouvrage publié dans sa devanture. 
Mais un jour, un professeur de littérature anglo-saxonne, fraîchement débarqué des États-Unis, surgit dans son magasin et, après avoir lui aussi renversé un présentoir, soutient mordicus que l'histoire du Tigre bleu lui appartient. 
Max Marchais serait-il un plagiaire ? 
Les deux jeunes gens, d'abord hostiles, vont faire cause commune pour enquêter et mettre au jour un secret qui les liera à tout jamais. 

MON AVIS :
La vie en Rosalie, est une agréable lecture ayant pour contexte Paris.
Ainsi Rosalie, jeune, jolie, illustratrice et papetière, rencontre un américain passionné de littérature : Robert, par le biais des illustrations du livre Le Tigre Bleu.
C'est cette histoire qui fait se rencontrer Rosalie et Robert, par l'intermédiaire de Max Marchais l'auteur du Tigre Bleu. 
Mais qui en vraiment l'auteur ? Max ou une Américaine comme le soutient Robert ? Comment Rosalie, Robert et Max vont démêler les fils de cette quête ? Et qu'est ce que cela va révéler ?
A la suite de nos héros, nous entrons dans un Paris romantique, où les destins croisés amènent de l'enchantement, de la vie, de la gaieté.
Où chacun se pose les questions de ce qu'il veut faire dans la vie, quelle décision prendre pour avancer.
Tout cela avec l'écriture charmeuse et douce de l'auteur, qui nous emmène à la suite de ces doux personnages, chaleureux et pleins de joie de vivre.
Une jolie histoire à lire pour se remonter le moral, à l'ombre d'un arbre.

MA NOTE : 4/5

mercredi 10 mai 2017

NATHALIE RYKIEL- ECOUTE MOI BIEN

RESUME :
« Je souris, j'y pense, tu te voyais peut-être l'héroïne de mon roman, le roman de ma vie.
En voici une version. C'est ton cadeau. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot maman.
On partage. Mon sujet ce n'est pas toi, c'est nous. Nous deux. »

MON AVIS : 
Un livre choc, comme un coup de poing, car il y a beaucoup de souffrance, d'amour et de vie dans cette histoire personnelle de relation mère-fille.
Dans ce livre, Nathalie rend un vibrant hommage à sa mère Sonia Rykiel, à son indépendance et son intégrité à la liberté, à son empire, ce qu'elle a construit, malgré les difficultés de la vie.
Nathalie, à travers l'aura d'une mère connue, qui a fondé un empire, cherche et trouve sa place, comme fille et comme passeuse de principes de la femme libre.
C'est aussi l'histoire de la maladie de Parkinson, dont était atteinte Sonia, une maladie difficile pour les victimes et leur famille.
Comment ce coup du sort va modifier les relations mère-fille, les activités quotidiennes, la maison de mode, et comment Nathalie, elle, a vécu et ressenti tout cela ?
C'est une histoire émouvante, touchante, et en même temps, une ode à la vie et à la liberté.

Pas de note sur un récit autobiographique, si émouvant.


lundi 8 mai 2017

ELENA STANCANELLI - LA FEMME NUE

RESUME:
La vie d’Anna vole en éclats quand Davide la quitte.  Incapable d’accepter la séparation, elle pirate son compte Facebook, suit ses moindres mouvements à l’aide de son  portable, et scrute de façon obsessionnelle ses échanges avec  sa nouvelle conquête. 
Très vite, Anna ne dort plus et maigrit  de façon alarmante.
Prise au piège dans ce vertige virtuel  de suppositions et de fantasmes, elle décide d’élaborer un  scénario implacable pour humilier sa rivale…
Dans une langue alerte et caustique, la narratrice dévoile ses  comportements les moins avouables et célèbre la renaissance  du corps.

MON AVIS :
Déroutant, c'est ce qui ressort de ma lecture.
En effet, c'est l'histoire d'Anna, qui suite aux infidélités de son compagnon: Davide, a énormément de mal à accepter la séparation, et va descendre dans les enfers de la noirceur de l'âme.
On la suit dans sa déchéance, qu'elle raconte, au point qu'elle ne se respecte plus elle-même: ni son corps, livré aux photos, aux hommes de passage, ni sa conscience, qu'elle fait noircir en se racontant des histoires, en espionnant Davide, en ayant des actions répréhensibles.
C'est tout cela que raconte l'auteur: la déchéance physique et mentale suite à une séparation, si on n'arrive pas à prendre de la distance avec ce qui nous arrive. 
L'écriture est vivante, crue parfois, et on plaint cette femme, qui réagit de cette façon, car elle ne sait pas comment reprendre confiance en elle et avancer sur le chemin de sa destinée.
C'est déroutant mais intéressant, car c'est une vision de l'intérieur, de la folie qui guette, de la décadence, de la fragilité, mais aussi des traces que cela laisse une fois le pire passé.
Une roman qui a eu plusieurs prix en Italie, à mon avis, pour le côté, vue de l'intérieur quand on se tire vers la déchéance morale et physique.

MA NOTE: 3/5

Citations :
" Se séparer ne signifie pas redevenir ce qu'on était avant de connaître la personne dont on se sépare. 
Se séparer signifie devenir une nouvelle personne."

samedi 6 mai 2017

FRANCOIS CHENG - DE L'AME

RESUME :
« Lorsque j’ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. 
Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m’a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu’un cri instantané. 
Votre deuxième lettre, que j’ai sous les yeux, je l’ai gardée longtemps avec moi, c’est seulement aujourd’hui que je tente de vous donner une réponse. 
La raison de ce retard, vous l’avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : “ Parlez-moi de l’âme ”… Votre phrase : “Sur le tard, je me découvre une âme ”, je crois l’avoir dite à maintes reprises moi-même. 
Mais je l’avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule.
Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j’avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m’interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi… »

MON AVIS :
Une belle couverture amenant à la réflexion sert ce bel essai philosophique sur l'Ame.
Ainsi l'auteur, suite à une lettre reçue d'une connaissance qui l'interroge sur : qu'est ce que l'âme, va au travers de sept lettres, donner son avis, son expérience, établir des hypothèses afin d'amener à la réflexion sur soi-même, notre position et notre rôle dans la société, ainsi que nos relations à autrui et avec nous-mêmes.
C'est un livre dense en contenu, alliant poésie et philosophie, qui fait du bien à l'âme, et est remplit de sagesse.
Une belle lecture, à lire avec douceur, afin de bien assimiler son contenu.

MA NOTE : 5/5

samedi 29 avril 2017

ANNIE GOETZINGER - JEUNE FILLE EN DIOR

RESUME :
Avec Jeune fille en Dior, Annie Goetzinger signe une histoire complète sur le monde de la mode et l'un de ses plus grands noms : Christian Dior..
La Jeune fille en Dior, c'est Clara, une jeune chroniqueuse férue de mode, et notre guide dans les coulisses de la maison Dior...
Le 12 février 1947, le Tout-Paris se presse avenue Montaigne pour assister au premier défilé d'un certain Christian Dior. 
Dans une envolée de longues jupes corolles, le défilé commence. L'assistance est médusée : c'est un triomphe !
Carmel Snow, du Harper's Bazar, s'écrie : « It's quite a revolution, your dresses have such a new look! »
En un mot, la carrière du couturier est lancée, et l'histoire de Clara commence.
Jeune fille en Dior est un roman graphique ; une biographie dessinée et romancée qui ouvre l'univers de la mode et de la haute couture à la bande dessinée.

MON AVIS :
Un roman graphique intéressant, car il relate les débuts de Christian Dior, qui apporta de la nouveauté: le New Look, dans la haute couture, au lendemain de la deuxième guerre mondiale.
Les dessins sont superbes, tout en finesse, et ils accompagnent très bien, cette jolie histoire d'une chroniqueuse de mode, devenue mannequin et épousant un prince.
Autant, l'héroïne est un personnage fictif, autant l'histoire de la Maison Dior est véridique, le tout donnant une très agréable et superbe lecture.

MA NOTE : 5/5


mercredi 26 avril 2017

CHRISTINE FERET-FLEURY - LA FILLE QUI LISAIT DANS LE METRO

RESUME :
Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. 
La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent.
La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. 
Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible. 
Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie.
Que vous aimiez lire dans votre bain ou par-dessus l’épaule de votre voisin, laisser votre roman dans un wagon de métro ou l’offrir à votre meilleure amie, partager vos lectures en famille ou seulement à deux, que vous collectionniez les marque-pages, les éditions rares ou les «poches» d’occasion, alors ce livre est fait pour vous…

MON AVIS : 
Une lecture rafraîchissante et agréable pour les amoureux des livres et de la lecture.
Juliette prend le métro tous les jours et observe les livres lus par les voyageurs, tout en rejoignant son travail dans une agence immobilière.
Jusqu'au jour, où cette amoureuse des livres entre par hasard, dans "Livres sans limites", sa vie va changer.
Elle va devenir une "passeuse de livres", trouver les livres s'ajustant parfaitement à une personne, son contexte, sa personnalité.
De sa rencontre avec Soliman et Zaïde, sa fille, elle va reprendre son destin en main, avoir de nouvelles ambitions de travail et de vivacité.
Juliette est une héroïne attachante, emplie de rêves et d'espoirs, dynamique.
Elle nous montre une nouvelle façon de penser et de lire: lire pour évoluer, guérir de ses maux, se faire du bien, rêver, apprendre.
C'est tout cela ainsi que la richesse des relations humaines, que nous raconte cette histoire attachante, tendre et joyeuse.
Une belle lecture, assortie d'une jolie couverture, pimpante, douce et reflétant bien la nouvelle vie de Juliette. 

MA NOTE : 4/5

dimanche 23 avril 2017

ALEXIA STRESI- LOOPING

RESUME :
Au début du XXe siècle, Noelie voit le jour dans une ferme italienne.
Née d'un père inconnu, élevée par une mère analphabète, elle semble destinée à la vie des paysans pauvres de l'Italie d'alors. 
Soixante ans plus tard, Noelie invite à déjeuner des célébrités de Cinecittà, ses amis du gouvernement, des ministres libyens du pétrole, des poètes, des huiles du Vatican et des amis d'enfance, restés ouvriers agricoles.
Entre-temps, elle aura parcouru le Sahara à dos de chameau, piloté des avions pour rendre visite à des Bédouins, amassé une fortune et fait vivre ses rêves. Qui est-elle ? D'où lui vient cette force, et son talent pour la vie ? De ce qu'elle ne dit pas.

L'auteur :
Née en 1970, à Nantes, Alexia Stresi a été comédienne et scénariste. Looping est son premier roman.

MON AVIS :
Une histoire passionnante, pleine d'aventures et de rebondissements.
Noelie, naît des amours fugaces d'un père militaire et d'une mère paysanne.
Des années plus tard, ce père, Nestore Malacria, revient chercher femme et enfant, et part s'installer en Lybie, alors sous occupation italienne.
Là, Noelie et sa mère Camilla, doivent s'habituer à leur nouvelle vie, qui est une vie de princesse, comparée à celle vécue de paysannes.
C'est difficile pour elles, elles découvrent Nestore, arrogant, dur et cruel, apprendre le langage, les coutumes, et savoir tenir leur rang.
Là on découvre la personnalité fantastique de Noelie, une battante, qui fera en sorte d'attirer le respect de son père, de préserver sa mère de la dépression, de se mélanger à la haute société, sans rien dévoiler de ses origines, et de se marier avec Bruno, homme charmant, orphelin, qui a construit son destin.
A partir de là, le destin de notre héroïne est fantastique : aviatrice, commerçante, représentante de l'Italie, mère et grand-mère, en font un personnage haut en couleurs et hors du commun, qui bataillera tout sa vie, pour préserver son indépendance, sa liberté et son amour indéfectible envers les siens.
On y suit l'histoire de l'Italie et de l'occupation libyenne, des paysages magnifiques d'oasis dans le désert, de rencontres avec les nomades, de couleurs et de chaleur.
La couverture représente bien Noelie: son esprit d'indépendance, de liberté, et d'anticipation des droits de la femme.
Une excellente lecture pour un premier roman.


MA NOTE :5/5


lundi 17 avril 2017

SOFI OKSANEN - NORMA

RESUME :
Le corps d'Anita Ross vient d'être retrouvé dans le métro de Helsinki. 
Les témoins sont unanimes : elle s'est jetée sur les rails. 
Norma, sa fille unique, refuse d'y croire. Anita ne l'aurait jamais laissée seule avec son secret : ses cheveux sont vivants, ils ressentent des émotions, s'animent et poussent si vite qu'elle est obligée de les couper plusieurs fois par jour. 
Prête à tout pour connaître la vérité, Norma décide de retracer les derniers jours de sa mère, allant jusqu'à se faire embaucher dans le salon de coiffure où elle travaillait. 
Ses découvertes font ressurgir un passé trouble qui n'est pas sans susciter l'attention d'un puissant clan de la mafia locale... 
« La photo se trouvait entre les pages de la bible depuis aussi longtemps que je me souvienne. Petite, j'allais la regarder en cachette. 
À cette époque, j'ignorais qui était la femme sur la photo. Mais la place solennelle qui lui était réservée me laissait présumer que ce n'était pas n'importe qui, de même que la réaction de ma mère. 
Avec ses cheveux d'une longueur surnaturelle, cette femme ressemblait davantage à une créature fabuleuse qu'à un être humain authentique.
Plus tard, après avoir appris à lire, j'ai compris le texte et le nom écrits sur la carte, et je me suis rendu compte qu'elle nous était apparentée. 

MON AVIS :
Une histoire intrigante, particulière, magique et policière à la fois.
La couverture reflète bien cette atmosphère de volume de cheveux, d'intrigues et d'espoir.
Effectivement, l'auteur utilise le symbole de la féminité: la chevelure, pour aborder les violences et l'exploitation des femmes dans le monde.
Ainsi, Norma, suite à la mort de sa mère, va enquêter, en remontant le fil de l'histoire familiale, où les cheveux ont une place importante, car ils ont des propriétés magiques: ils poussent tout le temps, au point de les couper quatre fois par jour, et ils ressentent les émotions, les influences autour de la personne qui a cette chevelure.
A travers la quête de Norma, on découvre que les extensions capillaires, sont un marché mondial très important, suscitant des appétits financiers. 
L'auteur aborde aussi les "usines à bébés", illégal marché des mères porteuses, où des femmes issues de milieux pauvres deviennent des "pondeuses" pour répondre à un marché de l'adoption.
Les thèmes abordés sont intéressants et mettent en lumière les violences différentes faites aux femmes.
Mais, le texte sous une forme policière, n'est pas toujours aisé à suivre, car les relations entre les personnages n'est pas toujours facile à comprendre.
Cependant, c'est une lecture que j'ai apprécié, pour les thèmes abordés et les recherches effectuées par l'auteur.

MA NOTE : 4/5

vendredi 14 avril 2017

JULIA MONTEJO- UNE VIE A T'ECRIRE

RESUME :
L'histoire incroyable d'une rebelle passionnée qui a su affronter le temps et les océans pour tracer son propre chemin et faire le choix de la liberté.
Un soir, sur une plage du Pays basque espagnol, un écrivain en mal d'inspiration rencontre Amaia, une jeune femme mystérieuse.
Elle est persuadée d'avoir déjà vécu au XVIIe siècle et d'avoir alors traversé les océans pour gagner l'Islande où les Basques partaient chasser la baleine. 
Au péril de sa vie, à une époque où les femmes n'avaient d'autres choix que l'obéissance et le silence, elle a su conquérir son indépendance et sa liberté.
Là-bas, elle a rencontré Erik, son amour éternel, dont le souvenir ne cesse de la hanter. 
Amaia est-elle folle à lier ? C'est ce que commence par croire Asier avant d'être emporté par la force de son histoire.
Envoûté, le jeune homme transforme le récit de cette étrange et attirante muse en roman. 
Le souffle des mots l'habite enfin. 
Est-ce seulement un roman qui s'écrit ou une histoire est-elle en train de naître entre ces deux âmes solitaires ?

MON AVIS : 
Une histoire envoûtante, entremêlant deux époques différentes, pour une unique héroïne: Amaia, Amalur.
Ainsi, Amalur, pour échapper à un destin ne lui convenant pas, s'enfuit en 1615, en Islande, en se faisant passer pour un homme.
Comment va-t-elle conquérir sa liberté? se faire une place dans un monde dur et où la femme devait être soumise et dépendante?
C'est ce destin que raconte Amaia, à notre époque, à Asier, qui l'a sauvée de la noyade.
La force du récit tient dans le récit d'Amaia, les liens qui se tissent avec Asier, la description de la vie quotidienne au 17ième siècle, la beauté de la mer, des paysages Islandais, sans oublier la pointe du souffle du vent froid de ces mers du Nord, impliquant une certaine direction à son destin, notamment les difficultés quotidiennes, la violence, mais aussi l'amour, l'énergie et le dynamisme pour avancer.
Une lecture captivante, magique et polaire.

MA NOTE : 4/5

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