lundi 20 février 2017

TILL LUKAT - DURES A CUIRE


RESUME :

Quel est le point commun entre Marie Curie, Tina Turner et Lady Diana ?
Saviez-vous que Ma Dalton avait vraiment existé ? Que la personne la plus recherchée par la Gestapo fut une femme ? 
Et que le premier sex-shop au monde fut ouvert... par une femme ?
Pétillant et culotté, Dures à cuire (premier prix du Ligatura Pitching en 2014) nous invite à plonger dans les vies ordinaires ou atypiques de cinquante femmes, célèbres ou non, qui ont marqué l’Histoire.

MON AVIS : 
Un recueil de figures féminines qui ont marqué leur époque, intéressant et joyeux.
Effectivement, chaque héroïne est présentée sur une double-page, dont un côté la représente avec son action et de l'autre, son histoire est racontée en dessins et en biographie.
On y découvre des personnages hauts en couleurs et dont le destin fut mouvementé.
C'est instructif, bien fait, bien dessiné, et cela en fait une lecture agréable.

MA NOTE : 5/5


samedi 18 février 2017

YAA GYASI - NO HOME

RESUME :
Un voyage époustouflant dans trois siècles d’histoire
du peuple africain.
Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. 

Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi.
Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. 
Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. 
Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.
En Afrique comme en Amérique, No Home saisit et traduit, avec une étonnante immédiateté, combien la mémoire de la captivité est restée inscrite dans l’âme d’une nation. 

Navigant avec talent entre histoire et fiction, nuit et lumière, avec une plume qui varie d’un continent à l’autre, d’une société à une autre, d’une génération à la suivante, Yaa Gyasi écrit le destin de l’individu pris dans les mouvements destructeurs du temps, offrant une galerie de personnages aux fortes personnalités dont les vies ont été façonnées par la loi du destin.

MON AVIS :
Un premier roman formidable.
C'est un saga familiale qui s'étend sur trois siècles, qui va de l'Afrique du Triangle d'Or et de la traite des esclaves, à l'Amérique, l'Europe, on passe du 17 ième siècle au 20 ième siècle, en suivant le destin de deux demi-soeur et de leurs descendants.
Les chapitres alternent avec chacun des descendants d'Effia et d'Esi, en Afrique et en Amérique, en suivant les années.
On y suit l'histoire de la famille, mais aussi l'évolution de l'esclavage, de la vente des hommes par des villages en Afrique, de la traite en Amérique, de l'abolition et de ses conséquences, et de l'évolution des personnages, à travers l'Histoire.
On vit leurs peines,leurs joies,leurs sentiments, leurs souffrances, la ségrégation raciale, dont ils sont victimes, les manifestations pour le droit des hommes de couleur.
C'est très bien écrit, c'est fluide, vivant, plein de rebondissements, de suspens aussi sur les origines familiales, pour les descendants de ces deux femmes africaines, dont le destin fut mouvementé.
Une passionnante lecture d'une saga familiale, et une auteure prometteuse.

La couverture est magnifique avec cette femme au milieu d'une mélange de fleurs représentant ses descendants, et les formes géométriques colorées d'orange et de rouge,rappelant l'Afrique,  en font une couverture joyeuse, et qui m'a donné envie de lire cette formidable histoire 

MA NOTE : 5/5


lundi 13 février 2017

BEATRICE MILLETRE - LE BURN OUT DES ENFANTS


Collection Payot Psy
RESUME :
Nos enfants sont au bord du gouffre. Épuisés nerveusement, ils craquent. 
Un ado sur trois est aujourd’hui en burn-out, ou en passe de l’être. 
À quoi est-ce dû ? Principalement à la pression phénoménale que nous exerçons sur eux. 
On exige trop de nos enfants, et surtout pas au bon âge.
Ils sont suroccupés, ils doivent être premiers partout, parfaits en tout, sans plus aucun droit à l’erreur, alors que les adultes, eux-mêmes perdus, n’offrent plus de modèle stable d’éducation et que la société du bien-être magnifie l’imperfection… Face à ce fléau, Béatrice Millêtre montre qu’il est possible d’agir. Avec elle, nous qui avons tous leur bonheur à cœur, nous allons réapprendre à nous occuper de nos enfants !

MON AVIS :
La collection Payot Psy propose des ouvrages intéressants, vulgarisés pour nous les lecteurs.
Cela permet de se documenter et de comprendre aussi la société d'aujourd'hui.
Dans ce livre, l'auteur nous explique les différents types de pressions que reçoit l'enfant, dès sa naissance, les espoirs et les objectifs que les parents, la famille, lui imposent.
Puis ensuite, la pression sociétale, scolaire, qui arrivent, et rajoutent un carcan déjà mis en place.
Si ces pressions sont trop fortes, que l'enfant n'a plus de temps pour lui, pour "s'ennuyer", qu'il a un agenda de ministre, remplit d'activités, d'invitations, car ainsi il est populaire, il a son réseau, la "cocotte-minute" mental, de l'être en construction, dira stop et le burn-out se déclenchera.
Ce livre indique comment les parents peuvent détecter et mettre en place les bonnes pratiques pour essayer de l'éviter, mais aussi des outils et de l'aide aux enfants et adolescents sont indiqués pour leur permettre de remonter la pente, d'aller mieux , d'avancer vers l'avenir et se prémunir.
C'est intéressant et instructif, une lecture que je conseille.

Citations: 
"L'amour de soi comprend le principe d'attachement: 
-avoir un lieu, un "port" où nous sommes ancrés
-où y trouve un amour inconditionnel : quoi qu'il arrive, j'aime mon enfant même si des fois, je ne suis pas d'accord avec ce qu'il fait.
Les langages d'amour sont différents : 
-le regard,le toucher,  les paroles valorisantes descriptives, les services rendus, les moments de qualité
Une erreur de pensée est une pensée excessive, extrême, exagérée, poussée, inexacte, une fausse croyance, une fausse perception de la réalité, une pensée qui fait se sentir mal, qui empêche d'atteindre ses buts, qui nuit aux relations avec les autres.

MA NOTE : 5/5

dimanche 12 février 2017

GAEL FAYE - PETIT PAYS



En 2016:
*Prix du roman Fnac et Goncourt des lycéens
*Prix du premier roman Français
*Prix du roman des étudiants France-Culture Télérama

RESUME :
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. 
Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. 
Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce "petit pays" d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire.
Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais.
le quartier est bouleversé. 
Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. 
Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français... "
J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles : le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... 
J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants."
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu.
Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui, tous à leur manière, tentent désespérément de survivre à la tragédie. 

MON AVIS :
Une histoire poignante, qui ne laisse pas indifférent.
Gaby nous raconte son enfance et début d'adolescence, insouciante, joyeuse, coloré, pleine de mangues, de rires et de joie de vivre.
Mais le conflit ethnique au Rwanda voisin, se reporte à Bujumbura, dans son petit pays, le Burundi
Ses origines familiales rwandaises et le report du conflit ethnique au Burundi, vont l'amener à se retrouver mêlé à un conflit qu'il ne comprend pas et n'a pas choisit.
L'insouciance de l'adolescence vole en éclats, la peur arrive dans les maisons, on ne peut plus sortir sans crainte de ne pas revenir en vie, le pays n'est plus serein et c'est difficile pour tout le monde de vivre ainsi.
L'auteur nous fait partager ses émotions, on vit inténsément sa vie d'adolescent, les retrouvailles avec la famille Rwandaise, les évènements vécus avec les copains, et ce monde insouciant qui s'en va.
C'est une excellente lecture, émouvante, joyeuse, emplie d'espoirs, qui nous montre une autre facette de ce conflit, à travers le ressenti d'un adolescent.
L'écriture est fluide, vivante, imagée, colorée, et c'est un auteur à suivre, pour un premier roman.

MA NOTE:5/5

samedi 11 février 2017

HELEN BRYAN - LES MARIES DU BLITZ

RESUME :
Le Blitz : Le Blitz (terme allemand signifiant 
« éclair ») est la campagne de bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale menée par la Luftwaffe, l'aviation allemande, contre le Royaume-Uni du 7 septembre 1940 au 21 mai 1941.
Il s'agit de l'opération la plus connue de la bataille d'Angleterre.

La guerre fait rage aux portes de l’Angleterre, et c’est toute la petite bourgade de Crowmarsh Priors qui se trouve ébranlée. 
Avec l’arrivée des enfants londoniens de la capitale, les raids aériens, le rationnement… les habitants s’organisent dans leur nouveau quotidien. 
Parmi eux, cinq femmes noueront une amitié indéfectible malgré les épreuves de la guerre.
Qu’elles soient fille du révérend au cœur brisé par la rupture de ses fiançailles, jeune Américaine fraîchement arrivée au village, évacuée de Londres en quête d’une nouvelle vie, réfugiée juive, ou encore jeune londonienne intrépide, leur amitié les changera à jamais et leur loyauté les unes envers les autres ne flanchera pas.
Cinquante ans plus tard, quatre d’entre elles retournent au village pour les commémorations du 8 mai 1945. Mais célébrer la fin de la guerre ne les intéresse pas : elles reviennent pour venger la cinquième.

MON AVIS :
Une histoire pleine de vie, qui fait passer un bon moment de lecture.
Dans la bourgade de Crowmarsh Priors, cinq jeunes femmes venant d'horizons et pour des raisons différentes, vont nouer entre elles une indéfectible amitié.
Cette amitié, s'établissant, au coeur de la deuxième guerre mondiale, va amener chacune d'entre elle, à faire fi de ses préjugés, de ses principes, pour s'adapter, vivre au mieux.
C'est en étant au contact les unes des autres, qu'elles se découvrent, apprennent à se soutenir. Car elles ont également en charge, des enfants évacués de Londres, le soutien dans les champs agricoles, la mise à disposition de leurs maisons, pour des soldats blessés, la surveillance des plus âgés et l'aide à leur apporter.
Résultat de recherche d'images pour "net galley"C'est tout un quotidien d'anecdotes, de vie, d'espoirs et d'optimisme, que nous suivons dans cette lecture, jusqu'au dénouement final, où elles se retrouvent lors d'une cérémonie de commémoration.
La couverture est bien choisie, et reflète l'optimisme et l'envie d'aller de l'avant, de ces jeunes femmes.
Une lecture divertissante et agréable pour un premier roman.

Je remercie Amazon Crossing et NetGalley, pour cette découverte.

MA NOTE : 3.5/5

dimanche 5 février 2017

NICOLAS MINVIELLE - MATHIEU GRIFFOUL - WHAT'S NEXT-PLACE A L'ENTREPRISE CREATIVE !


RESUME :

Le monde change, les stratégies et les managers aussi !
Big Data, Design Thinking, mouvement Makers et DIY, démarches collaboratives...
Comment utiliser les approches émergentes pour renouveler votre créativité ? Comment en faire des sources d'inspiration pour repenser vos stratégies ?
Apprenez à penser « design », adaptez-vous à l'évolution des usages et des business models et reconsidérez
vos clients pour innover !
Dans cet ouvrage résolument optimiste, ludique et pédagogique, les auteurs proposent des approches directement opérationnelles pour vous aider à identifier de nouveaux axes de création de valeur : démarches d’empathie, ateliers de créativité, maquettage...

MON AVIS :
Un livre intéressant sur les nouvelles pratiques d’organisation et de méthodes de travail, qui s’adaptent au monde actuel.
C’est facile à lire, car on a une page d’un visuel expliquant la méthode sur l’autre page de façon simple et compréhensible.
Les auteurs nous font part de leur vécu de professionnel, d’exemples dans d’autres entreprises, afin d’illustrer et de mieux comprendre les théories exposées.
Dans ce livre, on nous décode les thèmes suivants : innovation, start-up, marketing, démarche Design Thinking, lean start-up, agilité, l’anthropologie et la sociologie dans l’entreprise, les nouvelles façons de connaître les usages des consommateurs afin de leur proposer le produit adapté.
Tout cela est abordé de façon ludique, vivante, intéressante, qui en fait une lecture agréable.

MA NOTE : 4.5/5

Citations :
« Constat : les délais pour passer d’une idée à une offre sur le marché sont beaucoup trop longs.
Le marketing fonctionnel est parfois un frein dans un environnement agile qui demande à repenser les démarches de mise sur le marché d’une offre.
L’évolution radicale de l’environnement est le Big Data.
L’être humain est collaboratif : l’économie de partage est une nouvelle relation à la consommation.
Le monde des start-ups met en place des méthodes de développement itératives et agiles, qui visent à tester et à adapter en continu leur future offre, limitant ainsi les risques liés au développement.
La démarche Design Thinking est centrée sur l’utilisateur et se pose la question du vécu réel des usagers, avec les produits ou services qui les entourent.
C’est une excellente source d’innovation. Exemple du « Vis ma vie ».
Le lean start-up en 1 mot : l’expérimentation. Vient de Toyota (lean manufacturing).
C’est une démarche consistant à valider un marché, un besoin, des usages, dans le but de construire un produit utile, que les clients vont acheter.
On le voit, une entreprise créative sait bâtir un environnement favorable, en mettant en place des processus clairs et avec des équipes mixtes, ayant une ouverture aux changements et des motivations intrinsèques fortes. »

dimanche 29 janvier 2017

ROBERT NEUBURGER - LES PAROLES PERVERSES


Collection Payot Psy

RESUME :
Pourquoi, dans un couple, l’un des partenaires va-t-il utiliser le langage pour engluer l’autre dans un piège ?
Et comment se fait-il que, souvent, l’on soit incapable de repérer la perversité d’une parole ? 
Nombre de dépression, voire de délires, sont engendrés parce qu’on se trouve seul face à des situations de désinformation : notre intuition, nos sentiments indiquent qu’il y a anguille sous roche, tandis que notre partenaire nous soutient que ce que nous voyons, nous ne le voyons pas, ou que ce que nous croyons, nous n’avons pas à le croire ! 
Ce livre est destiné à vous aider à repérer les situations et les paroles, les violences intimes, subtiles, qui relèvent de la manipulation, à mettre des mots sur des ressentis, des signaux d’alerte, avant que des dégâts psychologiques ne vous affectent. 
Faux raisonnements, mensonges, négationnisme, communication paradoxale : bienvenue au pays des mots tordus !

MON AVIS 
Un livre intéressant qui permet de comprendre des mécanismes simples, que chacun effectue sans le vouloir, dans son couple, avec ses enfants, sa famille, ses amis.
Car par des paroles anodines, on peut causer du mal, du type: tu aurais pu mieux faire. C'est la première partie, où l'auteur explique, qu'il y a d'autres façons pour motiver l'autre que de pointer ses défauts.
Dans une deuxième partie, ce livre nous donne de la connaissance, des clés, pour repérer à travers des paroles, des perversions, des raisonnements tordus, des mensonges,emmenant la désinformation.
Tout ceci, de la part d'une personne mal dans sa peau,souvent le conjoint, convaincue de ses propos, et qui veut que l'autre soit convaincue que ses paroles sont la vérité. C'est le prédateur qui confine sa victime.
Là, on entre dans le domaine des paroles perverses et narcissiques, où l'autre perd confiance en lui, s'enfonce et sombre petit à petit dans la dépression, la négation de soi, car les signaux émis par son cerveau et corps(fatigue, angoisse, mal être, insomnie, perte de la joie, etc) ont été pris à la légère, du fait qu'en face, on nous assure, que l'on pense mal, qu'on a mal compris, qu'on se raconte des histoires...
C'est lors des premiers signaux, qu'il faut réagir, parfois à l'encontre des familles, des proches et du milieu social, qui ne voit pas, ne comprend pas, et qui finalement, n'aide pas la personne victime, car les paroles perverses, sont difficiles à détecter.
Le livre est agrémenté de cas différents, qui permettent d'appréhender ces situations afin de s'en prémunir.
Un livre de psychologie, facile à lire, compréhensible, à lire par le plus grand nombre, afin de se prémunir contre ce type de personnes.

MA NOTE : 4/5

samedi 21 janvier 2017

JEAN-MARC CECI - MONSIEUR ORIGAMI

RESUME :
À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre. 
Ce roman, d’un dépouillement extrême, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. Il fait voir ce qui n’est pas montré, entendre ce qui n’est pas prononcé. D’une précision documentaire parfaite, il a l’intensité d’un conte, la beauté d’un origami.


MON AVIS :

Un roman court, qui se lit vite, mais qui est raffiné et poétique.
Il nous conte l'histoire de Mr Origami, venu du Japon en Italie, à la recherche de l'amour de sa vie, aperçu au Japon.
Dans ses bagages des pousses de mûrier, pour continuer à fabriquer des washi et des origami.
C'est un voyage au Japon, que nous faisons, tant dans la forme littéraire, que dans le stylé, épuré, poétique,
Une atmosphère calme, sereine, se dégage de la lecture et nous amène également à la réflexion sur soi et le monde qui nous entoure ;" à quoi sert-il d'avoir si être nous manque?"
Au final, c'est une lecture agréable, un joli conte, zen et japonais, qui me fait penser à "Soie" d'Alessandro Barricco, dans le style.

MA NOTE : 4/5


Citations:
"Je passe mon temps à une activité dont personne ne voit l'utilité.
C'est sans doute ce que l'on appelle une passion.
On ne peut comprendre où l'on va, si l'on ne sait d'où on vient.
A quoi sert-il d'avoir si être nous manque.
Washi signifie : papier de la paix et de l'harmonie."

dimanche 15 janvier 2017

EMILE COUE - LA METHODE COUE


RESUME :
Considérons une personne atteinte d’insomnie.
Si elle ne fait pas d’efforts pour dormir, elle restera tranquille dans son lit.
Si, au contraire, elle veut dormir, plus elle fait d’efforts, plus elle est agitée.
N’avez-vous pas remarqué que plus vous voulez trouver le nom d’une personne que vous croyez avoir oublié, plus il vous fuit, jusqu’au moment où substituant dans votre esprit l’idée «ça va revenir» à l’idée «j’ai oublié» le nom vous revient tout seul, sans le moindre effort ?
A qui n’est-il pas arrivé d’avoir le fou rire, c’est-à-dire un rire qui éclatait d’autant plus violemment que l’on faisait plus d’efforts pour le retenir ?
Qu’était l’état d’esprit de chacun dans ces différentes circonstances ?
Je veux dormir, mais je ne peux pas, je veux trouver le nom de Madame Chose, mais je ne peux pas, je veux contenir mon rire, mais je ne peux pas.
 Comme on le voit, dans chacun de ces conflits, c’est toujours l’imagination qui l’emporte sur la volonté

L'AUTEUR :
Après un stage de trois ans en officine dans sa ville natale (Troyes), Emile Coué de La Châtaigneraie achève à Paris sa formation à la faculté de Pharmacie.
A l’âge de 26 ans, il ouvre sa propre officine à Troyes
Le jeune apothicaire aurait alors pris l’habitude de joindre aux remèdes qu’il vend des paroles encourageantes.
Il aurait ainsi noté que les malades qu’il persuade, en sachant trouver les mots justes, de l’efficacité des traitements, s’en trouvent mieux. Progressivement, il découvre ainsi, ce qui donnera naissance plus tard, à l'effet placebo, par la volonté, sans aucune exception !

MON AVIS :
Une découverte très intéressante sur la méthode du Docteur Coué, pharmacien au 19 ième siècle, qui a découvert qu’en suggérant des paroles positives lors de la délivrance des médicaments, à ses patients, permettait à ceux-ci de guérir plus vite, et d’être mieux dans leur vie.
Cette découverte est à la base des disciplines suivantes : la pensée positive, l’autosuggestion, l'auto-motivation, le training autogène de Schultz, la sophrologie, la visualisation positive etc
Ce livre est riche en apprentissage sur la méthode et ses effets, car Dr Coué, illustre ses propos de cas de ses patients.
Deux siècles plus tard, ce qu’il propose est toujours d’actualité, et je vous invite à découvrir son histoire à travers ce livre.

Citations :
« Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.
Qu’est ce que l’autosuggestion : l’implantation d’une idée en soi-même
Pour bien comprendre le rôle de l’autosuggestion, il suffit de savoir que l’insconscient est le grand directeur de toutes nos fonctions. »

MA NOTE : 5/5

samedi 14 janvier 2017

SOPHIE BROCAS - LE CERCLE DES FEMMES

RESUME :
Réunies durant quelques jours à la campagne à l'occasion des funérailles de leur aïeule, quatre générations de femmes partagent leur intimité et leur deuil.
L'héroïne, Lia, découvre un secret de famille jalousement gardé pendant soixante ans et met ainsi en péril l'union de son clan. 
Lettres, carnets, confidences vont redonner la parole à ces femmes qui semblent transmettre leur inaptitude au bonheur conjugal...

MON AVIS :
Quand à l'enterrement de sa grand-mère Alice, Lia découvre une boîte contenant des lettres de sa grand-mère, c'est un tout un pan du clan des femmes Palin qui s'écroule.
Effectivement, à travers cette correspondance, c'est une autre grand-mère méconnue qui apparaît avec ses souffrances, sa fierté, sa vision de la vie. 
Mais aussi, comment des souffrances intérieures se transmettent de mère en fille, puis petite-fille, entraînant sans le vouloir, des femmes pas sûres d'elles et qui ne trouvent pas satisfaction dans une vie de couple.
Comment se défaire du bagage familial de transmission des souffrances intimes, avancer sur son chemin personnel et se donner le droit au bonheur, tels sont les thèmes du roman. 
Mais aussi, comment peut-on pardonner à des ancêtres, qui par leur histoire personnelle ont influé sur le déroulement de notre vie.
C'est tout cela qui fait le suspens de l'histoire et maintient le lecteur.
C'est au final, une lecture agréable et intéressante, avec une écriture fluide, une jolie couverture qui représente bien les femmes du clan Palin.

Citations; 
"Les quatre accords toltèques était posé sur ma table de nuit.Un livre qui lui ressemblait: simple et apaisant. faire les choses du mieux qu'on peut, avoir une parole impeccable, ne pas prendre les choses personnellement, ne pas faire de suppositions.
Et je briserais le cercle des femmes. J'échapperais à la malédiction. Je pourrais être enfin moi-même.
Toute ma vie, l'amour m'a fait peur. L'amour, c'était trop beau, trop grand, trop fragile pour moi.
Personne n'appartient à personne. Chacun s'appartient à soi. Or, qui nous obliger à aimer l'autre?
On peut décider d'être une victime pour la vie. Mais aussi parier sur la vie. Décider que la douleur ne nous aura pas, qu'elle ne mènera pas notre vie, ne sera pas notre destin."

MA NOTE : 3.5/5